Les 9 enseignements de la rencontre entre La Ruche et le Groupe Danone co-organisée par idealab

1. Dans Social Business il y a Business.

Toute entreprise sociale doit faire preuve d’efficacité et d’inventivité pour réussir sur un marché concurrentiel, et assurer sa pérennité. Elle doit être capable de construire un modèle économique et des produits / services suffisamment différentiants pour attirer de nouveaux clients et les fidéliser.

2. Toutes les entreprises ont une dimension sociale.

La dimension sociale des organisations est indépendante du métier et du secteur d’activité. La mission du Groupe Danone par exemple est d’apporter la santé par l’alimentation au plus grand nombre. Cela démontre qu’une entreprise « traditionnelle » peut également répondre à une problématique sociale.

3. S’inspirer des comportements et des besoins de l’être humain pour créer des produits et des services qui améliorent leurs vies.

Toute organisation devrait prendre le temps d’observer et d’écouter ses clients. Leurs comportements et leurs déclarations sont une source infinie d’information pour imaginer et concevoir de nouvelles façons de les servir et d’améliorer leurs vies .

La Grameen Bank par exemple, est née d’une observation attentive des plus démunis sur le terrain à Dhaka (Bangladesh). En découvrant leur dépendance aux usuriers pour financer leur activité économique au quotidien, Muhammad Yunus a décidé de les libérer en leur proposant l’accès au micro-crédit.

4. La pédagogie est clé dans la recherche de financement des entreprises sociales :

Au-delà du business plan et des informations financières de rigueur, les entrepreneurs sociaux doivent faire preuve de beaucoup de créativité et de pédagogie pour convaincre des investisseurs, parfois méfiants, de la viabilité de leur projet.

5. Des clients/consommateurs acteurs et décideurs :

Les clients/consommateurs devraient avoir la possibilité de prendre position dans les décisions des organisations.

A la Grameen Bank par exemple, les clients sont à la fois décideurs et acteurs du système. Pour accéder à un nouveau crédit, les candidats doivent s’organiser en équipes de 5 personnes, qu’ils peuvent eux-mêmes choisir. Ensuite, ils s’engagent à assumer collectivement la responsabilité du remboursement des crédits de chaque membre de l’équipe.

6. Nous sommes dans l’ère du « CO » : Coopération, co-création, coworking, covoiturage

Le futur du business est-il dans le partage? Pas de certitude à ce jour, néanmoins, le mode de fonctionnement collaboratif fait de plus en plus d’adeptes.

Un nouveau modèle de développement pourrait marquer une forme de réconciliation entre l’individu (l’être soi) et la collectivité (l’être ensemble).

7. Des talents à la recherche de sens :

Depuis quelques années, les organisations assistent à un changement de fond dans leurs processus de recrutement. Attirer des jeunes talents devient une tâche de plus en plus complexe, car ceux-ci ne cherchent plus seulement des salaires élevés et un plan de carrière linéaire et prometteur, mais également des projets d’entreprise ayant du sens. Ils veulent construire un nouveau capitalisme plus juste et responsable.

8. Un changement de gouvernance est nécessaire dans les grandes organisations, mais le changement doit être progressif:

Selon Emmanuel FABER, l’entreprise ne doit pas faire de concessions sur le plan de l’efficacité. Rien n’est possible sans elle. Les nouveaux modèles de gouvernance et de collaboration doivent être testés et validés en parallèle, avant de devenir la « nouvelle référence » à grande échelle au sein des grandes organisations.

9. Les qualités d’un ENTREPRENEUR SOCIAL :

« Le culot, la prise de risque, la générosité, la vision globale et des liens entre systèmes, la pensée complexe et créative, l’envie de coopérer et de partager, de transmettre et d’apprendre, et enfin dire ce qu’il pense et être la mouche du coche.. Celle qui titille sans cesse. » Enseignement apporté par Gilberte, entrepreneur à La Ruche

Photo : François REINHART 

Dessin : Benoît CROUZET 

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